500 000 contrats aidés : Première marche vers l’emploi durable ou voie de garage ?
Pour diminuer le coût des embauches et les chiffres du chômage, le gouvernement accélère la mise en place d’emplois aidés, plus de 500 000 contrats conclus en 2011.
Un chiffre terrible la France compte 4 723 100 demandeurs d’emploi, on constate par ailleurs un accroissement significatif et très inquiétant du chômage de longue durée.
C’est le président de la république qui a annoncé la création de 20 000 emplois aidés supplémentaires pour favoriser le retour à l’emploi, des personnes qui ont été durablement écartées.
Depuis 2010 la plupart des contrats aidés ont été regroupés en un contrat unique d’insertion « CUI ».
Le CUI se divise en deux catégories, le contrat initiative emploi pour les emplois dans le secteur industriel et commercial et le contrat « CUI-CAE » dans le secteur public et associatif.
Une étude montre toutefois que les salariés qui en bénéficient sont de plus en plus qualifiés et de moins en moins chômeurs de longues durée ou bénéficièrent des minimas sociaux.
Dans tous les cas il s’agit de contrats de droit privé dont la durée est fixée à 6 mois minimum et 24 mois maximum. La durée de hebdomadaire est comprise entre 20 et 30 heures au choix de l’employeur.
Une aubaine pour eux qui, outre l’aide financière de l’état qu’ils perçoivent pour ces emplois, les utilise souvent pour bénéficier de leur flexibilité et de salariés adaptables.
Cette avalanche de contrats aidés répond d’abord à une préoccupation immédiate du gouvernement : faire baisser les chiffres du chômage avant le présidentielle de 2012.
La Pérennité de ces emplois, c’est bien le cadet de ses soucis, la mairie de Paris s’est engouffrée également dans la brèche et a largement profitée du système.
La CGT veut une réelle politique de l’emploi.